Save the children : L’espoir des femmes enceintes et allaitantes PDI du village de Wayalghin Tansèga.

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Distribution de produits alimentaires

L’avènement de la crise sécuritaire au Burkina Faso a accru l’engagement des partenaires humanitaires. De ces partenaires, l’on peut citer Save the Children. Cette ONG met en œuvre depuis 2021 au profit des enfants et femmes des villages de la commune de Kaya, affecté par la crise, un projet de sensibilisation dénommé « ANJE U2 », financé par l’UNICEF, dont le village de Wayalghin Tansèga est bénéficiaire.

Wayalghin Tansèga est un village situé dans la commune urbaine de Kaya, Chef-lieu de la région du Centre nord. Il se trouve à 3 kilomètres de la ville. A l’origine, c’était un village paisible. Mais avec le défi sécuritaire que traverse le Burkina Faso, le village a été transformé en un site d’accueil des Personnes Déplacées Internes (PDI) par l’Etat. Du 1er au 2 décembre 2022 dernier, le département communication de Save the Children a convié des journalistes à la découverte des actions menées par l’ONG en faveur des femmes et enfants dudit site.

Le projet intervient dans 3 communes de la région du Centre-nord, à savoir Kaya, Mané et Kougoussi. Dans ces localités, l’action de Save est portée sur la santé et la nutrition des enfants et des femmes. Pour mieux prendre en compte les aspirations des bénéficiaires, l’ONG a mis en place des Groupes d’Apprentissage et de Suivi des Pratiques Alimentaire des nourrissons et des jeunes enfants (GASPA).

                            Pour un meilleur suivi des femmes

Le site des PDI de Wayalghin est peuplé de 11 000 ménages. Sur ce total, le projet ANJE U2, a organisé les femmes en 221 groupes subdivisés en trois maillons, formant ainsi un cycle comme suit :

  • le groupe des femmes enceintes = 40 groupes ;
  • le groupe des femmes allaitantes de 0 à 6 mois =70 groupes ;
  •  le groupe des femmes allaitantes de 6 à 23 mois = 111 groupes.
  • Chaque groupe est composé de 15 membres, ce qui donne un effectif de 3 315 femmes participant aux GASPA.

Selon Mme Ouédraogo Maïmouna, superviseur du projet, « ces chiffres sont en constante évolution, car nous continuons de recevoir des nouvelles personnes sur le site ».

Madame Ouédraogo, superviseur

Les femmes membres des GASPA bénéficient d’une animation chaque mois sur un thème en lien avec la santé et la nutrition. A ce sujet, elles sont sensibilisées sur les bonnes pratiques en matière d’assainissement, d’allaitement, de nutrition etc.

                        Prendre en charge les enfants malnutris

Oumarou Birba, animateur du projet, explique que « ces rencontres mensuelles ont pour objectif d’outiller les femmes sur des techniques simples de prise en charge de la santé et de la nutrition de leurs enfants ».  A l’arrivé sur le site, ils sont nombreux ces enfants qui étaient malnutris, a poursuivi l’animateur. De son avis, l’appui de Save the Children, a contribué à ce que  « ces enfants soient hors de danger et retrouvent une croissance normale ».

Ce point de vue est soutenu par Ouédraogo Asseta, bénéficiaire du projet qui affirme que « grâce à la sensibilisation, j’ai su qu’il faut nettoyer et rendre le mamelon propre avant d’allaiter l’enfant. Aussi, faut-il débuter tôt les consultations prénatales afin d’éviter les complications à l’accouchement », dit-elle.

                    Des produits aliments pour les enfants

Mamadou Sidibé, un autre animateur du projet,  a aussi expliqué qu’il existe sur le site deux types d’enfants atteints de Malnutrition. Il s’agit des enfants atteints de malnutrition aigüe modérée et ceux atteints de la malnutrition aigüe sévères. Pour la deuxième catégorie, « ces enfants sont directement dirigé au CSPS pour leur prise en charge », a-t-il fait savoir.

En plus de ces actions de sensibilisation, l’ONG vient en aide aux ménages par le don d’intrants (produits alimentaires) composé d’arachide, de petit mil, de haricot et du sucre pour la production de bouillie pour enfant.

                                    Il faut faire plus

S’il est vrai que les bénéficiaires reconnaissent l’effort qui est fait à leur endroit, toutefois, des difficultés demeurent. Ce sont : L’absence d’activités rémunératrices de revenu, le manque de source de cuisson, car le bois de chauffe se fait de plus en plus rare autour du site, et il est quasi impossible d’aller à deux kilomètres du site pour chercher du fagot au risque de se faire prendre par des hommes armés, l’insuffisance d’ustensile de cuisson et de préparation, le manque de savons. A cela s’ajoute l’arrivée continue de  déplacé du fait du terrorisme.

 

Joachim Shino BATAO

 

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