Ravages de la chenille mineuse de l’épi : les récoltes compromises au Niger

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Maradi, l’une des régions du Niger est une zone de l’agriculture par excellence. Une majorité de la population vit de l’activité agricole. Comme dans la plupart des zones agricoles du Niger, le mil y est l’une des principales cultures vivrières et ses grains sont transformés, cuits et consommés sous plusieurs formes, que ce soit des galettes, du couscous ou de la bouillie. 

Cette année, les producteurs auront du mal à satisfaire les besoins des consommateurs en ce qui concerne le mil. Ils font face cet hivernage, à l’infestation de leurs champs par la chenille mineuse de l’épi du mil. Des milliers d’hectares de mil ont ainsi été ravagés, compromettant les récoltes. Des méthodes biologiques de lutte ont été testées mais sans grand succès. Cette situation a des répercussions néfastes sur la vie des producteurs nous dit Moustapha Mainassara de Radio Garkua dans ce reportage.

Les cultures vivrières sont régulièrement menacées en Afrique de l’ouest par les chenilles et autres insectes ravageurs. Leur présence dans l’agriculture cause d’importantes pertes de rendement et fait chuter les revenus des producteurs.

En septembre dernier, le Comité Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) a initié à Ouagadougou au Burkina Faso, une conférence régionale pour mettre au point les meilleures stratégie de riposte contre la chenille légionnaire d’autonome. Selon les experts, les pertes de récolte ont des effets néfastes sur la sécurité alimentaire et le produit intérieur brut des pays membres du CILSS. Ces Etats ont décidé au cours de la rencontre, d’élaborer un programme régional pluriannuel (10-15 ans) de lutte contre la chenille légionnaire d’autonome et d’autres ravageurs transfrontaliers et émergents. 

Moustapha Maïnassara Radio Garkuwa Niger

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