Foire hebdomadaire de Nara : réguler la circulation sur les voies parallèles au marché

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Nara, carrefour d’échanges internationaux, est le plus important marché du Sahel occidental, avec un développement des flux commerciaux entre la ville de Nara, la Mauritanie et la ‘zone office riz’. Le commerce est l’une des activités économiques les plus importantes dans la commune. Le marché hebdomadaire de Nara, est fréquenté à la fois par les Maliens, les Mauritaniens et les Sénégalais. Les échanges portent sur les produits agricoles et les animaux; ainsi que des produits manufacturés en provenance de Bamako ou de la République de Mauritanie (huile, lait, farine, savon, dattes, biscuit, sucre, thé, différentes pâtes alimentaires, vêtements et autres articles électroménagers). Le flux incessant d’engins de transport et de commerçants, rend la circulation difficile sur les voies parallèles au marché.

Lundi est le jour de foire hebdomadaire de la commune de Nara. Les abords et rues adjacentes au marché, constituent un véritable parcours de combattant entre charrettes, motos, autos et tricycles « Kata-Katani » nouveaux acteurs du transport, autre casse-tête des usagers.

″Nous sommes, pour la plupart, des jeunes venus des villages voisins à la recherche de notre pain quotidien en cette période de saison sèche au lieu d’aller en exode. Nous gagnons notre vie ici et faisons vivre nos familles au village qui nous bénissent jours et nuits » nous déclare, sous l’anonymat, un conducteur de tricycle communément appelé « Kata-Katani ».

Les charrettes sont très demandées des commerçants et clients du marché à cause de leur cout faible. Le prix de la course variant de 100 à 500 F CFA. Les automobilistes et motocyclistes rouspètent souvent à cause de la circulation tandis que les commerçants, eux, se frottent les mains. Bref ! Les usagers de la route trouvent difficilement leur chemin dans cet enchevêtrement de baudets et brancards.

La nuit tombée, le problème s’aggrave pour cause de manque de signaux lumineux causant accident, dommages collatéraux et palabres interminables.

 « La nuit tombée, c’est au dernier moment qu’on se retrouve nez à nez avec les charrettes par faute de signalisation lumineuse et là, c’est trop tard ! Un accident est vite arrivé ! » témoigne Adama Diarra, conducteur de moto.

 

La commune rurale de Nara compte 1087 Asins (ânes, source PDESC 2018-2022). Ce qui constitue une manne dans la mobilisation des ressources en termes de taxes (charrettes et animaux de trait) sans oublier l’apport des Kata-Katani (vignettes) et charrettes (patentes-taxes). La mairie peut bien se frotter les mains : « Les taxes sont payées à chaque foire par ces acteurs de façon journalière » dixit Badian Diarra, Collecteur.

En plus de cela, le nombre d’emplois-jeunes créé par ces véhicules, est non négligeable si on sait que la plupart de ces jeunes, a en charge, leurs familles restées au village.

Hamallah Kouma, Président de l’association des commerçants de Nara : « le problème de l’embouteillage du marché, n’est pas du seul fait des charrettes et tricycles. C’est aussi dû à nous commerçants détaillants sur les chaussées qui rétrécissent le passage ! Il convient de trouver des places aux étalagistes pour désengorger la voie ».

Pour que « tout le monde puisse trouver facilement son chemin », Hamallah Kouma appelle les autorités à d’appliquer quelques mesures à savoir : répertorier les engins, organiser leur parcage à l’extérieur du marché et enseigner les rudiments du code de la route au maximum des usagers.

CHEICK Fadel

Radio Sahel de Nara

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