Operation Doofu : les FDS entre sécurisation et solidarité

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Lancé depuis le 11 mai 2019 dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l’Opération Doofu, (‘déraciner’ en langue fulfuldé), a conduit à l’arrestation d’une centaine de présumés terroristes dans les régions du Centre-Nord, du Nord et du Sahel.  Les « interventions militaires sol-air» de l’opération, ont permis selon le Général Moise Minoungou, Chef d’Etat-Major Général des Armées, de « détruire des bases des terroristes et réduire considérablement leurs mouvements ».

Une source sécuritaire annonce que plusieurs commerçants dont une vendeuse de riz, présumés complices de groupes terroristes, ont été mis aux arrêts dans les villes de Kaya et de Pissila. En plus de chercher à « déraciner » et« extirper les forces du mal qui écument nos paisibles et laborieuses populations», l’Opération Doofu vise à terme à « semer les graines de la prospérité, de l’espoir, de la solidarité et du vivre ensemble », a dit le capitaine Christophe Pascal Sanou, chef de la cellule actions civilo-militaires de l’opération Doofu, lors d’une cérémonie de remise de dons aux populations des régions accueillant l’opération.

Les bénéficiaires et les donateurs posant à coté d’une partie des dons

Le jeudi 30 mai 2019 à Kaya, les FDS (Forces de Défense et de Sécurité) sont allées témoigner leur solidarité aux populations du Nord, du Centre-nord et du Sahel. Des semences, de l’engrais et de l’aliment pour bétail ont été remis aux populations en présence des autorités administratives des trois régions concernées et du Chef d’Etat-major des armées Moïse Minoungou.

Ce dernier a invité les populations à aller dans leurs champs et à répondre à l’appel de la saison agricole qui s’annonce. Mais puisque le risque zéro n’existe pas, le général Minoungou a appelé les populations à une franche collaboration avec les FDS, en dénonçant auprès des forces de sécurité, toute attitude, mouvement suspect ou inhabituel.

Les organismes internationaux de défense des droits de l’homme lancent eux aussi un appel. Dans une déclaration, l’ONG Human Rights Watch appelle le gouvernement, à «veiller à ce que les forces de sécurité burkinabè disposent des moyens nécessaires pour appliquer le droit relatif aux droits humains au cours de la planification de leurs opérations et pour garantir que toute violation soit punie comme il se doit».

L’Opération militaire Doofu intervient après une vaste opération de sécurisation qui s’est déroulée courant mars-avril 2019 dans les régions de l’Est et du Centre-Est du Burkina. Cette première opération dénommée Otanpuanu (“Pluie de feu” ou “foudre” en gourmantché), a “globalement” atteint ses objectifs selon l’état-major général des armées qui a fait le bilan le 12 avril dernier. Sans entrer dans le détail des chiffres, le Général Moïse Miningou a indiqué qu’après les phases offensive, stabilisation et consolidation, l’opération Otanpuanu a permis de « redonner un grand espoir aux populations des régions l’Est et du Centre-Est et d’accroître leur confiance en l’Etat». « Notre mission a été accomplie.», a-t-il conclue.

 Rédaction PaxSahel

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