Justice burkinabè : un appareil paralysé par des mouvements d’humeur !

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Les avocats du Burkina suspendent leur participation aux audiences jusqu’au 6 juin prochain. Ces acteurs de la justice dénoncent des dysfonctionnements du système judiciaire. Lors d’une marche de protestation le lundi 29 avril dernier, ces auxiliaires de justice ont dénoncé et condamné « le blocage de l’appareil judiciaire, la violation massive et indiscriminée des droits des usagers de la justice, de même que l’immobilisme ou l’incapacité de l’Etat à apporter une solution pertinente et durable à leur problème ».

Ce mécontentement des avocats est survenu dans un contexte de paralysie des activités au sein du ministère de la justice, due en grande partie aux mouvements d’humeur des personnels des greffes et de la garde de sécurité pénitentiaire (GSP) . Les greffiers se disent méprisés par les responsables de leur ministère, tandis que les agents de la GSP exigent une meilleure mise en œuvre de leur statut particulier.

Alors que les avocats dénoncent une violation des droits de l’homme, le gouvernement lui joue la carte de la responsabilité.
Comment ce cocktail explosif a-t-il été constitué ? Quelle est la part de vérité de chaque acteur ?

Immersion au cœur d’un système en panne.

Reportage de Kiswensida Oswald Gaétan SEGUEDA.