Le round-up de l’info : situation sécuritaire au Burkina

# Opérations des FDS : des présumés terroristes mis hors d’état de nuire

Dans la nuit du vendredi 5 avril dernier, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont mené une opération anti-terroriste à Bokélé, village de la commune de Kelbo (province du Soum). Cette opération a permis de mettre hors d’état de nuire une dizaine d’individus d’un groupe terroriste. Selon des sources concordantes, ces assaillants projetaient de perpétrer une attaque terroriste à Yirgou, dans la commune de Barsalogho.

En rappel, c’est dans cette localité que des individus armés non encore identifiés, avaient assassiné le 1er janvier 2019, Kouka Zabré, son chef coutumier et par ailleurs doyen des conseillers municipaux de la commune de Barsalogho, et cinq membres de sa famille. Un déchaînement de violence s’en était suivi causant la mort de plusieurs dizaines de personnes. ( source : L’observateur Paalga)

 

# L’association « le Tocsin » dénonce les violences inter-communautaires.

Dans une déclaration signée le 5 avril, le tocsin interpelle la conscience des Burkinabè sur les graves dérives liées aux violences inter-communautaires répétitives, notamment à Yirgou, et plus récemment à Aribinda.

Le vice-président de l’association le tocsin invite les burkinabè à rester vigilants« Ne nous trompons pas d’ennemis ou d’adversaires. Refusons l’autoflagellation, les tueries fratricides. Arrêtons le cycle de violences inter-communautaires. », a-t-il dit. (Source : Lefaso.net)

 

# L’opposition politique burkinabè inquiète de la situation sécuritaire du pays

A l’issue d’une rencontre avec le président Roch Marc Christian Kaboré le 4 avril dernier, l’opposition politique s’est dit « inquiète » de la multiplication des affrontements inter-communautaires au Burkina Faso, après des représailles consécutives à une attaque jihadiste ayant fait 62 morts à Arbinda dans le nord du pays.

‘’Nous sommes inquiets de ce que notre pays qui était un havre de paix et d’harmonie entre des dizaines d’ethnies se retrouve aujourd’hui le théâtre d’affrontements qu’on ne saurait trop qualifier et qui mettent en face, l’un de l’autre, certaines communautés’’, a déclaré le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré. ‘’Il y’a malheureusement dans notre pays, depuis quelques temps un certain nombre d’évènements de cette nature qui nous interpelle très fortement, sur notre vécu ensemble, allié à notre combat contre le terrorisme’’, a-t-il indiqué.

Soixante-deux personnes ont été tuées entre dimanche et mardi lors d’attaques terroristes suivies d’affrontements inter-communautaires dans la commune d’Arbinda (nord du Burkina Faso), frontalière du Mali, selon un nouveau bilan officiel. Début janvier, 48 personnes selon le gouvernement et plus de 200 selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre la communauté peule, après l’attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux terroristes.

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