Célébration du Mouloud : Pardon et tolérance, gages de paix

La Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) a célébré dans la nuit du lundi 19  au mardi 20 novembre 2018 le Mouloud, marquant la naissance du prophète de l’islam Mahomet. A la grande mosquée de Ouagadougou cette commémoration s’est tenue sous le thème : « Islam, religion de pardon et de tolérance ».

Le Mouloud  est la commémoration de la naissance du prophète de l’islam, Mahomet. Il se célèbre au troisième mois de l’année musulman. Cette année, les fidèles musulmans n’ont pas dérogé à la règle. En effet, la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) a sacrifié à la tradition, en célébrant la naissance du prophète  dans la nuit du lundi 19  au mardi 20 novembre 2018. Pour la circonstance, c’est la grande mosquée de Ouagadougou qui a servi de cadre à la tenue de cette commémoration sous le thème : « Islam, religion de pardon et de tolérance », en présence de quelques membres du gouvernement et de la représentation nationale.

La célébration du Mouloud a connu la présence de quelques membres du gouvernement et de la représentation nationale.

Après la lecture du coran exécutée par l’imam Arouna Tiendrebéogo et les bénédictions formulées par Baba Diallo un membre de la communauté musulmane, le président du bureau exécutif permanent de la CMBF, Abdouramne Sana a traduit toute sa gratitude au gouvernement burkinabè, pour avoir décrété le lendemain de la nuit de la célébration de la naissance du prophète Mahomet, jour férié.

Dans sa communication sur le thème de la célébration, le Secrétaire général (SG) adjoint du bureau exécutif permanent de la CMBF Issak  Mohamed Tiemtoré a rappelé que le pardon est fondé sur deux éléments. C’est-à-dire le pardon de Dieu et celui des hommes. « Intentionnellement ou involontairement, Allah accepte le repentir de ceux qui s’efforcent de ne plus reproduire la même faute », a-t-il déclaré.

« Accepter les excuses de son prochain »

Dans la même logique, Issak Mohamed Tiemtoré a souligné que le croyant doit s’empresser de pardonner les erreurs commises par ses semblables à son endroit. « Il doit accepter les excuses de son prochain, le traiter avec déférence et il ne doit pas hésiter de lui pardonner ses méfaits. Telles sont les qualités de notre prophète, relevées dans la parole de notre seigneur dans le saint coran», a-t-il ajouté. Pour lui, le pardon accordé à dissemblable est assimilé à l’aumône dont la récompense qui vient de Dieu.

En ce qui concerne la tolérance, le SG adjoint du bureau exécutif permanent de la CMBF a indiqué qu’elle est cette vertu de qualité qui sert aux croyants de caractère mêlé à une ouverture d’esprit. « Nous pouvons également à partir de la tolérance parvenir à la miséricorde et la douceur », le communicateur. Pour Issak Mohamed Tiemtoré, la place de cette vertu en islam est primordiale. « L’acceptation de la différence est une prescription de Dieu… La tolérance doit être au centre de notre vie de croyant et celle des citoyens », a-t-il insisté.

 

Pour le SG adjoint du bureau exécutif permanent de la CMBF Issak Mohamed Tiemtoré, Il est un devoir pour chaque Burkinabè de promouvoir le pardon et la tolérance.

A la suite de ce dernier, l’aumônier militaire principal des forces armées Aboubacar Compaoré représentant le Chef d’Etat major général des armées (CEMGA), la célébration de la naissance du prophète est un moment d’introspection en tirant leçon des actes posés tant individuellement que collectivement. Pour le ministre des Cultes, Siméon Sawadogo, le pardon et la tolérance sont des gages de la paix. Il a invité tous les fidèles musulmans à cultiver ce comportement. Les bénédictions du grand imam de Ouidi Idrissa Sanfo ont mis un terme à la célébration Mouloud.

 

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

pathnema@gmail.com

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