Mali et Niger : deux politiques sur le port de casque pour les motocyclistes

Rouler à Bamako n’est pas sans risque. Surtout pour les deux-roues motorisés. Surtout pour les jeunes : 60%  des accidents  mortels  des  usagers  à  deux  roues  touchent les  jeunes. Combien d’entre eux portaient un casque ?

Reportage du journaliste nigérien Chaibou Mamoudou

 

Nous  somme en  pleine  circulation à Bamako  au  rond-point du  Ministère de l’Education, six ans après  la décision  de contrôler et sanctionner les motocyclistes qui ne portent pas le casque.

Le décret de 2012 sur le port de casque pour les usagers motocyclistes n’est toujours pas appliqué aujourd’hui dans les rues de Bamako.

Peut-on parler de désobéissance civile ?

« Je constate un manque d’engagement politique à tous les niveaux »

Le chef de service Communication et Education de l’ANASER, Agence Nationale pour la sécurité routière, ajoute que le taux d’accidents à deux roues ne fait que s’accroître d’année en année.

A l’hôpital Gabriel Touré, situé dans la commune 2 de Bamako, le non port du casque préoccupe le personnel de santé. Cet  acte  d’incivisme endeuille en effet  plusieurs familles  maliennes chaque année.

«  Rien qu’en 2017, nous avons enregistré plus de 9 000 à 10 000 cas d’accidents à Bamako »

Le commandant Bakary  Dao de la protection civile de Bamako précise encore que «  le cas d’accident le  plus  élevé  est  celui des motocyclistes à deux-roues » :

Vu  l’ampleur des accidents mortels chez les motocyclistes sans casque, nous avons cherché à comprendre les avis des usagers au sujet du port de casque à Bamako :

Le Mali mise sur la sensibilisation et non sur la répression des usagers

Au Niger, pays voisin, l’application du port de casque est obligatoire depuis le 17 juin 2017. Les contrevenants sont sanctionnés. L’application en vigueur depuis le 1er octobre 2017 est acceptée par les motocyclistes, au grand bonheur de la population.

En attendant que le décret en date du 19 septembre 2012 soit appliqué au Mali, le  refus  de  port  de  casque  continue d’affecter la santé de plusieurs accidentés ainsi que  l’économie  de  certains  Maliens, vendeurs  de  casques, comme nous l’explique Senghor Coulibaly  :

 

 

Reportage du journaliste nigérien Chaibou Mamoudou

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