Transports en commun : « Un casse-tête pour les Bamakois »

Le transport contribue à la croissance des pays. Mais au Mali, ce secteur est peu organisé et les transporteurs regardent surtout leurs intérêts. Les SOTRAMA, ces petits bus qui assurent généralement le transport de ville à Bamako, sont peu confortables. Ils constituent un danger pour les usagers, d’autant plus qu’ils sont souvent surchargés.

 Un reportage de Mohamed Boncana.

Une aventure avec SOTRAMA de Bamako est une histoire à vivre obligatoirement ! 22 places, c’est le nombre de sièges assis, mais il n’est jamais assez trop plein. La surcharge n’est pas autorisée et pourtant les transporteurs ne se préoccupent pas de cette interdiction : les usagers sont coincés comme des sardines dans les bus.

Fièrement assis sur une fesse, Seydou Traoré, chauffeur de SOTRAMA, ne veut laisser aucun client lui filer entre les doigts. Et puisque la nature a horreur du vide, il partage même son siège. Bonne arrivée dans un SOTRAMA !

Bien qu’intournables, les SOTRAMA sont des mouroirs ambulants.

Les motocyclistes et les autres usagers de la route expliquent que beaucoup d’accidents de la circulation de Bamako sont provoqués par l’excès de vitesse et la surcharge des SOTRAMA. « Dès qu’ils voient un client, ils font des arrêts forcés, sans même utiliser les feux des freins et les clignotants », explique un motard, Abdoulaye Dicko.

« Les accidents auxquels nous assistons sont causés par les surcharges des véhicules en commun qui essayent toujours de dévier les autres dans la circulation par la surcharge et la vitesse », explique le commissaire du 14ème arrondissement ACI Bamako. « Il y a trop d’incivismes à Bamako. Surtout ceux qui sont dans leur propre

véhicule », déplore le commissaire Abdourhamane Alassane Maiga.

Reportage Mohamed Boncana

 

 

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