L’exploitation des berges du fleuve Niger divise à Bamako

Le fleuve Niger est appelé communément en mandingue « le Djoliba » à Bamako. Ses berges sont un point de discorde entre les autorités de la commune N°1 et les maraîchers.

Un article de Alfred Kangambega

 

« En 1995, il y a eu des actions de déguerpissement des maraîchers au niveau du district de Bamako. Cela concerne les berges du fleuve Niger, ainsi que des espaces destinés aux habitations. » À la Direction Régionale de l’Agriculture du District de Bamako, Tangara Boureima, chef de la division conseil et vulgarisation agricole, retrace l’histoire des lieux :

A l’heure actuelle, Tangara Boureima assure qu’il n’a pas connaissance des activités  de maraîchers sur ces parcelles. Or un simple déplacement sur place permet de voir les terres cultivées.

L’association pour la promotion de la maraîcherculture mène ses activités depuis plus de cinq ans sur ces mêmes parcelles de la commune N°1 de Bamako. Un constat sur les lieux montre des maraîchers travaillant sur des parcelles non construites sur les berges du fleuve Niger :

« L’association regroupe plus de 500 membres et tous vivent des produits du maraîchage »,  explique le président de l’association Koulbaly Lamoussa.  Il ajoute : « Plus de 100 hectares étaient réservés pour les activités du maraîchage, mais aujourd’hui sur cette superficie  se hisse de grands immeubles. » Pour les maraîchers de l’association, c’est à la Mairie de leur trouver un espace pour continuer le travail.

Du côté des commerçantes de légumes, l’inquiétude est grande. L’une d’entre elle, Koné Saran gagne son quotidien depuis plus de quatre ans avec la vente des légumes.

Pour les commerçantes de légumes, il est donc important de trouver des espaces pour développer le secteur de la maraîcher culture.

Le gouvernement malien avec l’appui de la coopération suisse avait aménagé un site de 83 hectares à Samako, quartier de Bamako situé loin du fleuve. 3000 maraîchers y travaillent, selon Tangara Boureima de la direction régionale.  Cet espace serait-il toujours insuffisant ? Les terres n’y seraient-elles pas suffisamment fertiles ?

 

Reportage Alfred Kangambega

RADIO KAKOAADB YAM VENEGRE

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