Lutte contre le terrorisme: une opération de démantèlement menée à Ouagadougou

Trois présumés terroristes abattus, un gendarme tué et six autres blessés, c’est le bilan d’une opération de démantèlement menée à Ouagadougou, par l’unité d’intervention de la gendarmerie nationale dans le quartier Rayongo (périphérie sud de Ouagadougou). L’assaut a été mené ce mardi, pour démanteler un réseau de terroristes présumés, a annoncé le ministre burkinabè de la sécurité Clément Sawadogo, au cours d’une conférence de presse.

Le ministre Clément Sawadogo (premier plan, lunettes), a fait le point de l’assut.

 

 

 

 

 

 

 

« Suite à l’intervention, 3 terroristes présumés ont été abattus » a déclaré le ministre de la sécurité Clément Sawadogo, avant d’ajouter qu’il « n’est plus propre de parler de terroristes présumés. En effet, les intéressés avaient un arsenal de combat qu’ils ont utilisé pour riposter contre nos hommes. C’est la preuve que c’était véritablement des terroristes équipés pour exécuter des missions ».

Le ministre Sawadogo a ajouté qu’ « un quatrième (terroriste : ndlr) a été capturé dans les toilettes et pour les besoins de l’enquête ce dernier pourra être utilisé ».

Dans le rang des forces de défense et de sécurité « malheureusement dans cette opération à grand risque, nous avons perdu un de nos vaillants combattants qui a succombé de ses blessures », a poursuivi le ministre de la sécurité qui était entouré du chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale et du directeur de la police nationale.

« Nous avons également enregistré quatre autres blessés (FDS) actuellement pris en charge. Il y a également deux civils qui ont été blessés. La gendarmerie a procédé à une trentaine d’interpellations pour les besoins de l’enquête », a renseigné Clément Sawadogo.

Expliquant le déroulement de l’assaut le ministre de la sécurité mentionne que « l’opération qui a été menée contre nous le 2 mars n’a pas pris fin avec le 2 mars. Il y a eu une mécanique qui s’est déroulée pour en arriver à là et les éléments constitutifs de cette mécanique-là doivent être démantelés ».

Poursuivant donc les enquêtes il s’est révélé que « les renseignements nous ont conduits à la détection d’un groupe dans notre capitale, précisément dans l’arrondissement 11, dans la proximité du quartier Rayongo dans la nuit du 21 au 22 mai ».

La maison, dans laquelle logeait les présumés terroristes, criblée de balles

« Tôt le matin du 22 mai à partir de 1h30mns explique-t-il, une opération de traque de ce groupe a été déployée pour mettre hors d’état de nuire ces éléments qui sont des terroristes et en lien avec les attentats du 2 mars », explique Clément Sawadogo.

Il précise que « c’est l’Unité d’intervention de la gendarmerie nationale (UIGN) qui a mené l’opération. Les intéressés habitaient dans un célibatérium au milieu des habitations ».

Le procureur du Faso s’est rendu sur les lieux et une enquête a été ouverte.

Adama SALAMBERE

Agence d’Information du Burkina

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *