Mopti au Mali: près de 80 000 enfants sont privés de l’école à cause des menaces jihadistes

Plusieurs établissements scolaires de la région de Mopti ont été fermés en novembre à cause des attaques djihadistes. Mercredi 1er novembre, 8 présumés jihadistes ont surgi dans la cours de l’école de Diamwéli, une localité située à 18 km de Goundaka cercle de Bandiagara. Dans le cercle de Mopti, c’est l’école fondamentale du village de Gninagou qui a été attaquée. Une situation qui contraint des milliers d’enfants à abandonner l’école.

L’école fondamentale du village de Gninagou dans la Commune de Fatoma située à 25 km de Sévaré a été la cible d’hommes armés non identifiés le 1er novembre dernier. Selon les autorités scolaires, ces individus ont saccagé le matériel scolaire avant de sommer le personnel scolaire à la fermeture de l’établissement et à l’abandon de l’enseignement classique. Aucune victime humaine n’a été déplorée, les assaillants ont emporté par contre des téléphones portables et des motos.
A Goundaka dans le cercle Bandiagara, les groupes terroristes ont lancé un ultimatum pour la fermeture de toutes les écoles de la localité.
Cette année dans la région de Mopti, de nombreuses écoles ont été fermées à cause de l’insécurité ou de l’absence de l’administration dans plusieurs zones.

La situation continue de se dégrader selon de nombreux observateurs par la radicalisation des prêches et la multiplication des groupes terroristes dans ces localités. Selon une nouvelle estimation de l’Unicef, près de 80 000 enfants, rien que dans cette région du centre, sont hors du système scolaire.

La situation préoccupe les autorités scolaires de la région de Mopti. Selon elles, des dispositions sont en cours pour assurer la sécurité des établissements et des enseignants concernés par les menaces jihadistes.
Pour Amadou Déguéni, Directeur de l’Académie d’enseignement de Mopti, c’est une situation difficile à gérer. « Mais le gouvernement est en train de prendre des dispositions à travers beaucoup d’actes qui sont en train d’être posés.  Le cas notamment du projet de sécurisation intégré des ressortissants. Je croie qu’avec ça, nous allons aller vers une certaine stabilisation. C’est une situation difficile parce que lorsqu’un enfant ne va pas à l’école, alors nous parents, nous administrateurs, nous ne pouvons qu’en n’être peinés. Il faut laisser les enfants en dehors de ce système- là. Les enseignants, nous n’avons pas d’arme. Nous avons notre plume et un tableau noir. Il revient maintenant à l’Etat de créer un environnement sécurisé autour de l’école », a indiqué M. Déguéni.

Hawa Karitio Berthé

Mali

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